Le futur du shopping ? On peut en avoir un aperçu aux Etats-Unis, en particulier à New-York, entre la 5ème avenue et Broadway, sûrement un des quartiers les plus fous pour vivre l’effet« waouh » dans une boutique !

Nous sommes allés y faire un tour, l’œil à l’affût, prêts à enfiler le premier casque de VR et à tester ces nouveaux concept stores. Notre mission ? Voir si ces boutiques immersives proposent une expérience d’achat radicalement différente ou si ce n’est que du gadget qui brille ! Petit aperçu de notre visite…

Vers plus de sensoriel avec Timberland #Sens #Nature #Apaisement

La rain room de Timberland

Le pitch : Une boutique qui fait honneur à la nature et la végétation. On remarque cet espace vert de loin à travers leur grande baie vitrée. Un grand mur végétal nous fait face dès notre entrée. Dans un premier espace épuré, les produits sont présentés sobrement avec des matériaux bruts : pomme de pin, mousses, pierre…

Un 2ème plus petit espace, la « rain room » nous vante la résistance de leurs bottes classic Waterproof. Loin de la ville bruyante, on entend la pluie tout autour de nous, des lumières descendantes au plafond et des miroirs au mur évoquent les gouttes. L’effet pluie est réussi !

Ce qui change : C’est une boutique où on se sent bien, loin de la cohue de la ville. Or la mise en avant de la nature, cette sensation d’apaisement n’est pas juste à la mode, elle correspond à l’univers de la marque ! Loin d’être révolutionnaire cependant, nous avons aussi eu l’impression que la rain room tombait comme un cheveu sur la soupe dans le parcours utilisateur : mise à l’écart et un peu cachée, le consommateur peut y aller, mais une fois dedans reste un peu planté là sans avoir rien à y faire…

Verdict : Expérience magasin plutôt agréable ; rain room sensorielle intéressante, mais plutôt gadget !

Vis ma marque avec Adidas #Techno #Sport #Test

Le Pitch : Faire d’Adidas le temple du sport ? Qu’à cela ne tienne ! Leur boutique est totalement inspirée du stade et de la pratique sportive. En passant les portes, vous entrez sur le terrain. Le rez-de-chaussée, tout en béton et grillage impressionne : vidéos, installations (artistique ? instagram ? les deux ?) et vidéos en réalité virtuelle. Pour aller à l’étage, il faut monter des gradins, on peut même s’arrêter regarder un match diffusé en direct.

A chaque étage, une cible (femme, homme, enfant) et une activité sportive censée nous aider à choisir LE produit qui nous conviendra le mieux. Séance de sprint, de foot ou de running pour trouver la chaussure parfaite, le consommateur peut faire du sport directement en magasin !

Ce qui change : l’unité thématique travaillée à fond tout au long du parcours ! Adidas veut nous emmener dans l’univers sportif, de l’expérience de spectateur ou de pratiquant, et c’est réussi. Le consommateur est encouragé à faire du lèche-vitrine mais aussi à taper dans le ballon ! En revanche, il est obligé de faire appel à un vendeur pour faire les différentes activités proposées. Or peu de clients semblaient oser passer le pas. Enfin, la réalité virtuelle dans les magasins n’est toujours pas fluide dans le parcours, puisque le stand n’était pas disponible (et c’était le cas dans toutes les boutiques testées à New-York qui proposaient de la réalité virtuelle !).

Verdict : une atmosphère unique, une intention claire e faire sortir le client de sa passivité, mais des technologies et usages superficiels !

Viens explorer le futur que je te promets avec Samsung 837 #Turfu #Bidouillage #Communauté

Le pitch : Le Samsung 837 est un lieu qui a différentes fonctions : studio d’enregistrement d’émissions de radio, salle de conférence, espaces de test de différentes technologies et service après-vente. De nombreux évènements ont lieu, que ce soit des conférences, des sessions de jeu ou des shooting photo. Nous avons surtout testé la partie « expérience » avec notamment de la réalité augmentée pour la ville, un cave pour dessiner avec création sonore, ou être pris en photo avec le dernier modèle du Galaxie.

Ce qui change : Faire d’un lieu non pas un espace de vente, mais un espace pour créer une communauté autour de sa marque. On y vient pour participer à un évènement, pour faire réparer son téléphone ou juste en passant. Une fois dedans, on peut y tester des technologies pas encore matures ou inaccessibles au grand public. C’est drôle à essayer, et cela éduque le public à de futurs usages et associe la marque à ces innovations !

Verdict :  No Gadget ! L’expérience est fluide, nouvelle et en phase avec les produits de la marque  

Viens t’amuser gratuitement avec Bluebunny #Fun #RetourEnEnfance #Instagram

Le pitch : On se balade sur Broadway, et on voit une sorte de boutique avec du monde, notamment des glaces. Cool, un glacier ! On passe la tête : ça ne ressemble pas vraiment à un glacier… Il y a une grande piscine de cubes de mousse et d’autres heu… stands ? Le lieu est dédié à un retour à l’enfance : adieu charge mentale nulle et fatigante de la vie d’adulte. La vaisselle ? La lessive ? Les courses ? C’est fini ! A la place : appuie sur un bouton pour gagner une glace, plonge dans la piscine ou tire au canon de linge sale pendant que tu manges des glaces.

Ce qui change : Faire vivre l’expérience qu’il y a derrière la promesse de la marque à fond : ici le retour à l’enfance avec la marque de glace. Pour vraiment retourner en enfance, on peut même gagner 75$ de crédits sur une plateforme de mise en relation pour les tâches ménagères ! On repart avec une glace, le sourire aux lèvres et des photos cools sur instagram. Ce n’est pas un lieu pour acheter un produit. C’est un lieu pour passer un super moment, aucun achat et du partage sur les réseaux sociaux.

Verdict : pas gadget, les valeurs de la marque sont réellement vécues à en croire le nombre d’enfants et d’adultes qui s’amusaient dans la piscine à boule et sur les différentes activités proposées.

Clairement, ce qui nous a le plus bluffé c’est ce pop-up store de Blue Bunny. Dans la même veine, n’hésitez parle Dolby SoHo pour une expérience assez incroyable (voir notre revue de l’expérience ici).

Disposer d’un lieu sur l’une des avenues les plus chère au monde pour… ne rien vendre, c’est une approche osée ! Cela requestionne le rôle de la boutique: puisque tout le monde peut acheter en ligne, en comparant les prix et avec des plateformes intermédiaires (coucou Amazon) quelle est la valeur d’un l’espace physique ?

Faire vivre une expérience, agrégger une communauté, créer des souvenirs et de l’émotion qui correspond à la marque pour se démarquer des concurrents est clairement une voie toute tracée. Quelle forme cela prendra-t-il ?

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