On a commencé notre tour du monde le 25 janvier dernier avec le Chili ! Pour rappel, on fait ce tour du monde pour découvrir une quinzaine de pays, mais aussi pour travailler sur le sujet des expériences immersives. Concrètement, on voyage, on rencontre des artistes, des entrepreneurs, des chercheurs. On vit aussi des nouveaux types d’exposition, de théâtre ou de jeux vidéos pour écrire des articles. Plutôt cool comme programme !

Avec le temps, on s’est dit que le Chili était une bonne entrée en matière, dépaysant mais pas trop non plus. On vous retrace ici notre premier mois, ce qu’on a vu, ce qu’on a aimé et comment on a voyagé avec quelques informations pratiques si vous y allez aussi !

Pour résumer : le Chili, c’est magnifique, accueillant, c’est très très très grand (on s’habitue vite au 10h de car pour voyager en pleine nuit) c’est cher, en particulier dans les points touristiques tels que le désert d’Atacama et la Patagonie

Notre parcours :

Comme notre voyage est aussi ce projet sur les expériences immersives, on a pris bien plus de temps que les voyageurs habituels dans les villes, notamment à Santiago et Valparaiso.

Santiago 25 janvier – 4 février :

Nous sommes restés une grande semaine à Santiago, pour visiter des musées, tester des expériences et rencontrer des créateurs. On a pu dormir dans 3 quartiers différents (Yungay, à l’ouest de la ville, le nouveau quartier qui devient bobo vitesse grand V ; barrio Italiano, à moitié résidentiel et avec une grande rue de la soif à côté ; Providencia, le quartier résidentiel aisé. Si vous restez longtemps dans le pays, la capitale est agréable à vivre, avec une bonne ambiance et pleins de bars sympa, même si tous les guides et blogueurs la dénigrent un peu. On a aussi adoré le quartier de Bellavista, quartier super agréable pour sortir, avec des fresques de street-art, des bars et des restos partout.

La vue de Santiago depuis le cerro San Cristobal !

Nos conseils de visite :

Le Museo Interactivo de Las Condes, qu’on vous recommande vraiment ! Tout est en espagnol, mais le guide parle anglais. Le format est assez sympa (interactif comme son nom l’indique) et le sujet de l’exposition en cours, qui dure 2 ans, est sur la culture et la géographie du Chili : parfait pour découvrir le pays !

Le vignoble Concha y Torro. C’est un gros truc de touriste, mais la visite est vraiment bien faite, entre histoire du vignoble, informations sur la culture de vignobles et dégustation !

Le restaurant Verde Sazon, si vous êtes vers Providencia. Très bon, fusion entre la gastronomie chilienne et asiatique, pas très cher, avec des options végétariennes.

Valparaiso 4 février – 9 février

On pensait en avoir pris plein la vue en terme de tags à Santiago, mais ce n’était rien comparé à Valparaiso ! Nous sommes resté 5 jours (généralement les gens y restent plutôt 2-3 jours, mais on devait vraiment avancer sur notre projet des expériences immersives !). On a aussi pu voir … le Pacifique ! Comme prévu, les courants sont forts et l’eau fraîche, mais au vu des 35°, c’est bienvenu. On vous conseille aussi Quintay, petit port de pêche très sympa pour chiller une après-midi. L’aller se fait facilement avec des taxis collectivos, mais pour le retour on a pu compter sur le pouce en l’air (faut être patient quand même !)

Conseils visite (les 3 adresses sont dans la même rue, c’est plutôt facile 🙂 )

Delicias Express, qui propose plus de 60 sortes d’empenadas minute, très frais et pour rien du tout !

L’auberge Casa Volante, pleine de francophones (guide du routard oblige). Très bonne ambiance garantie ! En plein quartier Concepcion, elle est idéale pour visiter le quartier

Le restaurant / bar El Alba, qui a une super terrasse cachée, avec une vue sur la ville !

La Vallée de l’Elqui : 9 – 12 février

Aux portes du désert d’Atacama, la vallée est l’épicentre de la culture de vignoble pour le fameux vin chilien et le pisco. On a logé au Cosmo de l’Elqui, une auberge excentrée de la ville, qui nous a bien déconnectés et plongés dans un autre rythme ! L’ambiance est super sympa, on parle aux voyageurs et aux workaways qui y travaillent autour de la piscine. Si vous allez dans le coin, allez-y, mais sachez qu’il n’y a pas de wifi ! Les balades à vélo sont très cools, et si vous avez de la chance vous pourrez visiter l’un des nombreux observatoires de la vallée (l’un des meilleurs lieux au monde pour observer les étoiles au passage).

La vallée de l’Elqui, royaume du vin et du pisco !

Du 13 au 15 février : Calama

C’est la « grande » ville par laquelle il faut passer pour prendre un autre bus et rejoindre San Pedro de Atacama. Franchement, si vous pouvez enchainer 2 bus pour aller directement, (en faisant juste une pause banque pour retirer du liquide, ça vous servira pour la suite !) c’est pas plus mal, la ville n’est pas très agréable.

Du 15 au 18 février : San Pedro de Atacama

C’est un peu le clou du voyage ! La variété du paysage dans les alentours est incroyable, entre l’altiplano à 4000m d’altitude, ses salars, vicunas et autres lacs, ses geysers, ses vallées martiennes… Les excursions sont chères, mais ça en vaut la peine. En temps normal, on peut aussi faire des tours à vélos pour les spots les plus proches ou louer une voiture (à Calama), mais suite aux pluies diluviennes, les accès étaient très restreints et on était obligés de passer par des agences. On a été notamment avec Talatur et Maxim Experience, les deux étaient vraiment tops avec un bon prix ! De manière générale, n’hésitez pas à négocier. On a facilement un rabais de 10-15% si on paye en liquide. Mais mieux vaut retirer pas mal à Calama, les deux DAB de San Pedro de Atacama sont visiblement vides régulièrement…

Conseils agences :

Pour la vallée de la lune, nous sommes passés par Talatur : environ 30€ à deux

L’excursion de la journée dans les lagunes + la demi-journée des geysers de Tatio avec Maxim Experience : environ 190€ à deux

L’agence Space pour observer les étoiles : le propriétaire est français, passionné d’astronomie et très drôle ! Comptez 70€ pour deux personnes.

Du 19 au 21 février : Iquique

Bon honnêtement, après 3 jours d’excusion en plein cagnard avec des horaires assez décalés, on était totalement claqués ! On n’a pas vu grand-chose de la ville, hormis la ville-fantôme d’Humberstone, (vraiment très impressionnante pour le coup) on voulait juste dormir et rien avoir à organiser…

La ville abandonnée d’Humberstone !

Info pratique : les bus pour Humberstone se prennent à une station spéciale et non pas au centre de bus comme l’indiquait le Routard ! Chez directement sur une carte « station para humberstone »

Du 21 février au 23 février : Arica

C’était mon anniversaire ! Du coup c’est Yann qui a tout (très bien) organisé : hôtel Apacheta avec vue sur la mer, excellent cours de surf avec l’école Magic International Surf School (on vous recommande vraiment, c’est un bon endroit pour les débutants comme nous, autant pour les vagues que pour le prof !). La ville est assez agréable pour y rester quelques jours, surtout si vous voulez aller à la mer : il y a plus de plages accessibles, moins dangereuses et avec une eau un peu moins froide qu’à Iquique !

Les souvenirs !

Ce qu’on a adoré :

Le désert d’Atacama, forcément !

Nos galères :

Organiser notre visite du désert d’Atacama… Tous les ans, l’hiver bolivien apporte des pluies dans le nord du Chili. Sauf que cette année, il a apporté des pluies qu’on n’avait pas vues depuis 30 ans ! Certaines zones du désert sur lesquelles aucune pluie n’avait jamais été enregistrée ont été arrosés… Ce qui voulait dire inondations, routes bloquées, sites inaccessibles… Malgré nos recherches dans les journaux locaux, on trouvait assez peu d’informations sur la possibilité de visiter ou non le désert ! On a donc décidé de changer de plan et d’aller dans le sud vers la région des Lacs. Mais un pote d’auberge était sur place et nous a envoyé des photos incroyables nous incitant à re-changer nos plans ! Bref, c’était la journée passée dans un centre commercial en face de la station de bus, à squatter le wi-fi du Starbucks pour essayer de s’organiser…

Un regret :

Ne pas avoir visité le Museo de los derechos humanos à Santiago

Ce qui nous a manqué :

En voyage, on savait que certaines choses allaient nous manquer, comme ses amis, avoir un point de chute fixe, du pain… Mais il y aussi d’autres détails absurdes dont l’absence s’est fait ressentir ! A commencer par le poivre, la moutarde et le vinaigre (va faire une vinaigrette décente avec de l’huile de colza, du sel et du citron…). Des couteaux qui coupent : parce que dans les auberges  les ustensiles de cuisine sont souvent assez moyens… Trouver facilement du déodorant : ici, l’anti-transpirant au sel d’aluminium est roi !

Voyager au Chili en pratique :

Transports :

En ville, prenez les collectivos ! C’est entre le uber pool du futur et les bus. On le prend n’importe où dans la rue, on demande s’il va bien dans la direction qu’on veut et hop c’est parti ! Ca coute moins d’un euro par personne et ça trace. Il y a aussi la version « taxi collectivo », pratique aussi quand on veut un peu plus s’éloigner : on attend que le taxi se remplisse et pour 1 à 2€ on avale des kilomètres !

Pour relier les villes, rien de tel qu’un bon bus : on a pris quasiment que des Pullman, fiables et confortables. (A ne pas confondre avec les Pullmann Carmelita)! Les semi-cama (qui se penchent pas mal en arrière et avec un repose-jambe) sont largement assez confortables, même pour des très longs trajets. On a des petites couvertures, un petit oreiller et des stops assez réguliers pour se dégourdir les jambes, faire une pause technique et prendre un empanada / café dans la station.

Dans la plupart des stations de bus, vous pouvez prendre des douches. Les services sont payants, mais si vous devez enchaîner deux longs trajets ça peut être pas mal !

N’oubliez pas de prendre des boules quies avec vous ! Les bus diffusent des films, et parfois le son est assez fort… De plus, les enfants même jeunes ont l’habitude de prendre des cars, mais bon 16 heures ça peut être un peu long…

Banque :

Avec ma carte BNP j’ai un partenariat avec Global Alliance et je peux retirer sans frais dans les Scotia Bank. On en trouve dans les grandes villes (pas à San Pedro), mais il y en a bien moins que des Santanders par exemple. De même, dans les plus petites villes, même Valparaiso, certains DAB sont dans la banque et inaccessibles en dehors des horaires d’ouverture, donc mieux faut s’organiser un peu. Info pratique aussi, dans beaucoup de magasins, centres commerciaux, pharmacie ( !) et hôpitaux ( !!), on trouve des DAB. Il y a un petit panneau rouge avec un R, et en-dessous la marque de la banque du DAB en question. Leurs horaires sont souvent bien plus flexibles que ceux des banques !

Yann a pris une carte N26 avec l’option international. Officiellement il peut retirer sans frais, mais on n’a jamais trouvé de banque qui prenait moins de 3€ de frais… En revanche aucun souci pour payer par carte, donc les deux offres sont complémentaires, mais limitées prises séparément !

Internet :

On trouve du wifi un peu partout, mais sa rapidité est vraiment très aléatoire… Du coup c’est un peu naze, mais Starbucks reste alors la solution de repli pratique ! Sinon il y a dans la plupart des villes des co-working Santander (oui oui la banque). Bien moins contraignant qu’un co-working en France, c’est juste un café avec du wifi, on ne paye pas du tout à l’heure ! C’est d’autant plus pratique qu’on n’est même pas obligé de prendre un café (en tous cas à celui de Valparaiso)…

Un grand merci aux personnes qu’on a rencontrées sur place et qui ont été super cools ! Daniel, grand fan de pisco qui nous a accueilli 3 nuits en couchsurfing à Santiago, Léo, réalisateur de film en VR, Léa et Jennifer en workaway dans la vallée de l’Elqui, Samir notre reporter sur place qui nous a donné pleins de plans de voyages et des infos de première main sur Atacama, Daniel (oui encore !) et Daniela qui nous ont pris en stop et Julien qui a fait de très belles photos avec des touristes en fond !

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